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Expérience de travail de quartier à Saint-Fons, Vénissieux, Vaulx en Velin
Bilan d’un travail politique dans des villes populaires - Octobre 2012
Expériences de travail dans les quartiers, à Saint-Fons, Vaulx en Velin et Vénissieux, villes populaires de l’agglomération lyonnaise
Saint-Fons : Expérience de plus de 15 ans 1985-2000
Le quartier est composé à 90% de familles ouvrières avec une majorité de gens d’origine étrangère mais aussi de la mixité d’origine.
Particularités : une camarade travaillait sur le quartier comme travailleuse sociale, et une camarade vivait dans le quartier, elle travaillait sur la ville dans une grande industrie de la chimie. Cette expérience nous a fait défendre dans l’organisation la nécessité de travailler en zone.
La camarade qui travaillait comme travailleuse sociale (S) avait de très nombreux contacts et des informations importantes mais ne pouvait pas en faire grand-chose limitée par son travail. Tout en ayant une attitude militante dans son travail la portée politique était très limitée. Nous avons eu l’idée de faire un collectif de quartier indépendant du centre social mais où le centre social serait partie prenante permettant à S d’intervenir mais dirigé par l’autre camarade cela en collaboration avec deux autres mamans du quartier.
Nous avons défini une base d’accord : développer la solidarité entre les habitants entre les tranches d’âges en organisant la vie, les échanges, des loisirs dans le quartier.
Cette expérience a évolué au cours du temps, des personnes qui venaient aux réunions, des périodes de grandes mobilisations et des périodes de creux.
Création d’un journal de quartier
Pendant les périodes de creux nous avions fait un journal qui s’appelait SOL’ISSUE et nous écrivions chacun un article et quand il n’y avait rien à dire nous publions les poèmes fait par des gens du coin c’était très riche humainement et nous permettait de passer un mauvais cap.
Dans les périodes de mobilisations nous avons fait des actions multiples entre autre :
- Remettre l’eau et l’électricité à une dame qui n’arrivait pas à payer ses factures cela en collaboration avec le syndicat de l’usine de l’autre camarade et des liens par le syndicat UL CGT.
- Nous avons œuvré à améliorer les relations entre les habitants de certaines allées et les jeunes, en organisant des réunions chez des habitants. Alors qu’il y avait une grande angoisse contre les jeunes, une fois passée la période « défouloir » et avoir pris des mesures de soutiens des locataires, (comme se passer des numéros de tel et savoir que l’on peut s’appeler si besoin ou angoisse,) aller parler avec les jeunes (ils réparaient leur mob dans l’allée) on a débouché sur un cahier de revendications contre le bailleur social.
- Et plein d’autres exemples de lutte ou de fête, des collectes pour les victimes d’un séisme à Alger etc. etc.
- Il serait trop long de tout raconter, je prépare cela avec l’ancienne camarade, mais nous avons organisé des actions pour avoir un local dans le quartier, pour installer des jardins dans le bas des tours afin de faire des projets communs à plusieurs générations et âges confondus, nous avons créé des solidarités au moment de décès d’une habitante bref un véritable travail de lien et de solidarité.
- Nous avons travaillé à empêcher des expulsions de logements pour impayés etc.,
- Organiser des repas collectifs dans le quartier, des fêtes,
- Nous avions organisé dans un bar du quartier la projection du film fait par une camarade de Toulouse sur les jeunes des banlieues qui avait regroupé de nombreux jeunes.
Nous avions tellement de poids un moment qu’au moment des élections municipales les candidats y compris le maire en place sont venus parler avec les habitants dans le local c’était plein à craquer. Tenant compte de la nature du quartier c’était une reconnaissance de notre influence !!
Evolution du collectif vers un collectif de défense des sans-papiers
Parce que la situation sociale et politique changeait nous avons eu de plus en plus de travailleurs sans papiers qui nous ont rejoints et le collectif solidarité s’est peu à peu transformé en collectif de sans-papiers.
Je pense que c’était une erreur car une partie des gens qui venaient pour la vie du quartier ne trouvaient plus leur compte dans cette affaire, trop centré sur les sans-papiers, cela nous faisait oublier un peu tous les autres problèmes, ou ne pas avoir la force militante de tout faire, et, le collectif s’est scindé en deux. Les uns continuant plus le travail solidarité et les autres plus le travail sans papiers mais il y avait là un choix aussi politique car c’était se mettre dans une forme d’illégalité, en partie contre la mairie ce qui n’allait pas à certaines personnes.
Le travail sans papiers était très important : une permanence toutes les semaines, des rencontres dans la semaine chez les uns les autres, des actions sur la petite ville, et des actions en lien avec la mobilisation sur l’ensemble de Lyon et la communauté lyonnaise nous avons connu de nombreuses régularisations et pendant un long moment par des actions collectives.
A nouveau nous avons fait des liens entre le syndicat de la camarade et le collectif, c’était une collaboration intéressante même si elle fut un peu courte dans le temps. Nous avons eu une réunion dans le local du syndicat CGT de l’usine pour échanger entre les gars du collectif et des gars de la section. Rencontre un peu difficile, des mondes très différents, mais, par les échanges il y a eu écoute et ouverture aux problèmes de chacun, par exemple on s’est rendu compte que presque tous les ouvriers de l’usine avaient dans leur famille proche ou voisins proches des sans-papiers. Ensuite régulière participation du collectif aux actions menées par le syndicat débrayages etc. Mais il fallait aussi se battre contre la section qui n’avait pas forcément envie de s’ouvrir en particulier le délégué principal qui était à LO, et, ensuite quand cela s’est tendu dans le collectif les gens du PCF s’opposaient à ces rencontres.
Nous avons connu notre apogée avec une énorme mobilisation autour de l’arrestation d’un jeune sans papier. Celui-ci, fils ainé d’une famille implantée depuis plus de trente ans dans la ville mais dont le premier fils était resté s’occuper de la grand-mère en Algérie jusqu’au la mort de celle-ci. Puis il a rejoint ses parents, frères et sœurs. Le père travaillait dans une boite de nettoyage des trains et il a mobilisé son syndicat de son côté puis nous le quartier. Nous avons réussi à organiser deux manifs de plus de 150 personnes (du jamais vu sur la ville sur un sujet hors usine). Nous avons caché le jeune (pour l’anecdote j’ai eu à domicile une descente de flics à 6 heures du matin ils cherchaient le gars et voulaient voir si je ne l’hébergeais pas) à la sortie il a été régularisé !
Nous avons soutenu un comorien qui avait pris l’identité d’une autre personne pour arriver à travailler et qui a été condamné à un an de prison. Banal, mais, il y a eu de la solidarité via le collectif, pendant un an nous avons écrit un courrier toutes les semaines, signé par tous les membres du collectif, soutien à sa femme et ses enfants, et, enfin à la sortie de prison fête organisée par lui pour remercier, il y avait beaucoup de monde.
Le comité avait pris un certain poids politique sur la commune et un militant, au départ plutôt proche de nous, qui avait quitté le PCF est venu s’installer sur la ville sur notre conseil. Peu à peu il s’est remis dans les mains du PCF. Il y a eu une bataille larvée entre lui et nous et un autre sans papier algérien du PCF. La dessus la camarade est tombée malade et a commis des erreurs dans son comportement, erreurs exploitées par le gars du PCF, et, j’ai aussi commis des erreurs (d’abord je ne travaillais plus sur la ville et n’y habitant pas j’avais un peu perdu des liens avec des gens du quartier d’une part et d’autre part j’ai voulu un peu forcer les discussions politiques je me suis isolée), et le collectif s’est séparé en deux, en fait il a éclaté au bénéfice de la force que représentait le gars du PCF et le sans papier algérien, collectif qui s’est transformé en association de défense des sans-papiers plus sous une forme de Cimade bis, le collectif était mort !! Il est nécessaire de faire un bilan politique plus fouillé mais je ne peux pas maintenant.
Travail politique indépendant
Parallèlement nous organisions (VP) des réunions de discussions sur des sujets politiques avec un certain nombre de gens soit du collectif soit de la ville ce qui fait que nous avions un certain courant de sympathie. Grâce à cela nous avons pu faire venir la première camarade de RAWA sur la ville (en 2002), nous avions fait aussi une fête avec la réussite d’obtention des papiers pour un malien (le premier sans papier que nous avons soutenu) puis une réunion sur la Palestine avec un reportage que Gaston (camarade de VP ouvrier à Brandt) avait réalisé après son voyage à Gaza. Tout n’était pas ouvertement VP mais les participants à ces actions nous connaissaient et on faisait là clairement un travail politique.
Les problèmes et difficultés
La plus grosse difficulté a été faire du travail politique indépendant. Car si ma présence était un net plus de par ma connaissance des habitants c’était aussi un obstacle à me découvrir politiquement. Du coup les difficultés larvées et les contradictions qui ont amenées à l’éclatement étaient politiques mais sans pouvoir les régler politiquement de façon ouverte. Et si nous avions une implantation humaine réelle avec une connaissance des problèmes et des débats nous n’avions pas une base politique de contacts assez forte.
La camarade vendait le journal à certains militants du collectif, nous avons eu une sympathisante ouvrière pendant quelques temps avec un salarié de ma boite qui nous renforçaient (tous les deux à l’école de base) mais nous n’avons pas pu stabiliser tous ces engagements.
Si je devais résumer je dirai que nous avions une capacité importante à mobiliser dans un travail de masse, nous étions très bien implantées, que dans ce travail de masse nous impulsions des débats et discussions politiques mais nous n’avons pas réussi à faire un lien suffisant entre les deux.
De cette expérience riche nous allons travailler à faire un bilan politique plus complet avec l’ancienne camarade et la cellule.
A ce jour je peux tirer quelques leçons pour des interventions futures de camarades de l’organisation dans un travail de quartier :
- Il est important d’habiter dans le quartier. Militer dans un quartier populaire c’est aussi un établissement. Le seul vrai problème que j’ai rencontré a été celui de la scolarisation de mes enfants. Il faut que ces questions soient débattues régulièrement avec les camarades qui sont habitants.
- Il faut une présence régulière, minimum une fois par semaine.
- Il faut connaitre toutes les forces actrices politiquement ou en association sur le lieu où on veut intervenir comme : les forces religieuses, mosquée, église catholique et ou évangéliste, voire les juifs s’ils sont organisés, les associations de locataires, les différents travailleurs sociaux et les dirigeants des conseils d’administrations des centres sociaux ou maison des jeunes. Il faut connaître les forces politiques de la mairie, des oppositionnels, LO, et des regroupements des jeunes la présence de la ligue des droits de l’homme ou pas. Les bailleurs sociaux et les gardiens ainsi que les travailleurs sociaux embauchés par les bailleurs.
- Les boites présentes sur la zone et les syndicats voire l’UL CGT si elle existe.
- Bien connaître les écoles et les instituteurs ainsi que les associations de parents d’élèves qui peuvent être un soutien pour les sans-papiers, mais aussi pour la solidarité. Souvent les associations de parents d’élèves sont des militants, plus petits bourgeois que les autres mais aussi plus militants. Dans les premiers membres du collectif qui ont créé le collectif avec nous, nous avions deux personnes rencontrées dans les réunions de parents d’élèves. Ensuite savoir pratiquer l’unité d’action et la lutte en gardant son autonomie.
- Souvent les premiers mouvements et regroupements se font avec les mères autour des enfants, de l’école, de la vie dure, de la police et de la prison pour les plus grands et des problèmes de voisinages. Si cela se passe bien avec elles, alors, on a un pied pour se rapprocher des pères et des jeunes, le quartier est souvent plus le domaine des mères.et quand on des militantes femmes c’est mieux.
- Dans les milieux à dominante étrangère maghrébine dans un premier temps il me parait important que les hommes recherchent les liens avec les pères et les femmes avec les femmes, ensuite la confiance se crée et s’il y a toujours ce problème on arrive à avancer et faire passer agir ensemble (même constat sur mon expérience à Vénissieux). Dans tous les cas je sais que les discussions ont lieu dans les familles et le « téléphone arabe » marche bien.
- Il y a la présence de la mairie (PS en l’occurrence) qui fait du clientélisme et que cela peut être un frein à l’engagement des habitants de peur de perdre des places des avantages ou des aides matérielles. De plus les travailleurs sociaux sont les agents de la mairie et donc avec des moyens peuvent détourner les habitants engagés. On ne peut pas les éviter il faut savoir travailler avec eux en gardant son autonomie et sa capacité. Ils sont comme dans une usine l’ennemi réformiste dans la classe ouvrière, à la différence qu’ils représentent l’état donc nos interventions peuvent prendre un terrain politique plus rapidement.
- Il faut être comme un poisson dans l’eau, tous les problèmes de la classe sont intéressants et doivent être analysés politiquement afin aussi de percevoir les contradictions au sein du peuple pour travailler dessus en cherchant toujours l’unité.
Ensuite les points de démarrage sur un quartier peuvent être multiples en fonction des particularités de la ville.
Un autre exemple de collectif de quartier sur le thème des chômeurs : Vaulx en Velin
A Vaulx-en-Velin une autre commune très populaire de la région un collectif s’est mis en place depuis plusieurs années autour de la question du chômage. Ils ont obtenu de la municipalité un local, ils font des permanences toutes les semaines et sont présents sur le marché tous les samedis. Ils mènent des actions de solidarité autour des non-paiement des loyers, des suivis des démarches pour les chômeurs, des solidarités actives avec le syndicat CGT- EDF contre les coupures d’électricité, des actions pour ne pas payer les tickets de bus pour les chômeurs, des fêtes et des moments conviviaux. J’ai participé avec des membres du collectif solidarité à plusieurs de leur permanence et fête pour mieux les connaître et faire des liens avec notre collectif. Ce collectif dure encore il existe depuis plus de dix ans il est animé par une équipe mais particulièrement par un militant politique alternatif (je ne sais pas très bien son groupe actuel). Eux aussi ont créé un journal des chômeurs de Vaux je crois « on Vaulx mieux que ça ».
Travail politique indépendant
Avant tout il faut réfléchir au travail politique indépendant et dans le dispositif d’intervention prévoir les camarades qui seront découvert et les autres je pense surtout à ceux qui travaillent sur la ville et les risques pour leur emploi. C’est le plus dur, mais c’est absolument nécessaire car autrement impossible d’avancer et surtout de construire l’organisation dans le temps.
Faute de militants sur les quartiers il y a une pression très forte des mosquées et une organisation systématique des habitants autour des mosquées. Pour travailler sur le quartier c’est une force avec laquelle il faut compter et savoir affronter ou s’unir avec, s’est selon. C’est cependant un terrain que je connais peu. J’ai essayé de mouiller la mosquée avec les sans-papiers leur demandant aide matérielle pour de l’alimentation et aussi pour les papiers mais toujours sans réponse officielle. Et avec les femmes lorsque je travaillais encore sur Saint-Fons j’essayais d’être une force de résistance à l’avancée des religieux dans le travail comme dans le collectif. Il faut se placer sur le terrain de la solidarité matérielle active sur des problèmes qui touchent le quotidien des habitants comme le loyer les expulsions le chômage les enfants et les violences policières qui font que l’on se fait reconnaître avoir confiance en nous avoir une base de contacts et créer un rapport de forces y compris contre la mosquée, mais les militants d’extrême gauche ont pris tellement de retard !!
Travail politique sur la ville de Vénissieux dans les années 1982-1992
Avant de travailler et militer sur Saint-Fons nous avions choisi de nous établir à Vénissieux une ville dirigée par le PCF et très ouvrière. Nous étions deux familles à s’y installer, la deuxième famille était des militants de l’organisation que nous avions recrutés par le biais du travail politique dans la boite des Câbles de Lyon. Déjà une autre famille était installée, des militants anciennement VP avec qui nous avions gardé des contacts. Nous avons été en lutte contre la mairie sur toute les questions de délinquance, à l’époque c’était la mode par le PCF d’appeler à la délation. Puis il y a eu des événements avec les jeunes et des descentes de flics de façon permanente ; nous n’avions pas de collectif mais des interventions dans des réunions avec des habitants. Il y a eu les destructions de tours, la grève de la faim de jeunes et nous étions de toutes les bagarres. Comme voisins et comme militants, aussi contre les expulsions pour loyers non payés.
Puis nous avons participé à l’occupation d’appartements vides pour protester contre la politique des logements sur la région. En ce qui nous concernait sur la ville de Vénissieux nous avons travaillé à installer de force 7 familles dans plusieurs parcs différents de bailleurs sociaux. Nous avions mobilisé des familles et nous étions très bien organisés avec l’aide des jeunes aussi pour faire le guet et pour ouvrir les portes. Nous avons gagné pour ces familles !! Mais c’est aussi sur Vénissieux que nous avons terminé le mouvement car après s’être fait ridiculiser, la mairie et la préfecture ont mis un frein à ces vagues d’occupation. Un samedi matin, jour d’un grand marché sur ta ZUP il y a eu un énorme déploiement de forces autour de la barre où une famille était installée depuis peu. Malgré la mobilisation, y compris des jeunes qui ont fait la bagarre nous n’avons pas pu empêcher que cette famille soit enlevée de ce logement et il y a eu plusieurs arrestations. Nous faisions un sitting dans l’appart et on se faisait arrêter les uns après les autres après des luttes pacifistes mais musclées dans l’appart, et, dans les escaliers violentes surtout par les jeunes. Une camarade a été arrêtée et Michel (ex-VP) qui, lui, a été arrêté et incarcéré plusieurs semaines, condamné ce qui a marqué un coup fatal à ce mouvement lyonnais important dont nous portions (VP) au niveau de l’agglomération une grande part de responsabilité.
Là aussi doit se poser la question du travail politique sur une ville, en plus ou avec toutes ces actions. Cela supposerait que nous fassions un bilan exhaustif sur plusieurs périodes de notre travail politique sur des quartiers mais c’est un autre travail que ces descriptions.
Travail avec les femmes et les mères ?
Travail avec les pères comment ?
Travail avec les jeunes filles ?
Travail avec les garçons ?
En fait comment faire une présence communiste sur des quartiers populaires ?
Depuis mon travail sur Saint Fons que j’ai arrêté il y a environ 5 ans les choses ont évoluées sur le quartier d’abord il y a eu des tentatives de se présenter à la mairie ou sur de listes de certaines personnes indépendamment de la mairie mais cela a échoué car les partis sont plus forts. Le travail politique sur une ville débouche assez rapidement sur cette question. A Vénissieux nous étions à la fin de notre activité candidats sur une liste d’extrême gauche avec la ligue et des alternatifs il faudra aussi analyser cette expérience. Nous avions étudié les expériences des banlieues rouges du PCF l
Dans tous les cas réfléchir et ne pas entamer un travail de masse sans un travail politique indépendant.
Le 02/10/2012 W.